30/01/2015

INONDATIONS ; Tout est à revoir pour « VIES ».

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                          Les membres du bureau entourant Fabienne Reverdit au micro.

Créée au lendemain des inondations du 29 et 30 novembre 2014, l’association « Vies » se veut une force de propositions concrètes.

 

La réunion s’est déroulée, ce mercredi 21 janvier, au Gymnase Pierre-de-Coubertin, avec Mme Fabienne Reverdit présidente de la nouvelle association « VIES » (Vigilance Inondations Espoir Sigean) qui a vue le jour, le lundi suivant les inondations, afin de venir en aide aux sinistrés et éventuellement  s’associer avec les associations des communes environnantes touchées par cette catastrophe. Bien que l’association se concentre sur Sigean, les griefs  rejoignent ceux émis par le Collectif de Durban.

Force est de constater que les dégâts du 29 et 30 novembre démontrent clairement que la solution adoptée ne résiste pas à la réalité des événements climatiques, puisque Sigean a été inondé comme jamais et que les sites de Villefalses, Le Lac et la Réserve n’ont pas été épargnés. Le projet savamment élaboré à grands frais depuis 15 ans se révèle comme étant un échec  retentissant de capacité.

En conséquence, VIES veut avoir une approche positive par des propositions concrètes et réalistes.

En effet, le chantier de la nouvelle digue de l’Espinat, qui devait être terminé en septembre,  n’a été commencé qu’en septembre, retardé par les écologistes pour cause de nidification d’un petit oiseau, alors que tout le monde sait que la période pluviale la plus importante dans la région se situe en novembre et début décembre.

Les buts  et questions des différentes associations de sinistrés sont très nombreux.

La conclusion de la présidente est qu’il n’est pas excessif de penser que les hautes autorités de la région ont failli en exposant sciemment et délibérément les populations locales à un danger certain, notamment les plus fragiles comme les personnes âgées et handicapées.

Le mot d’ordre est donc « Plus jamais çà !!! ».

S’ensuit l’intervention du maire de Sigean, Michel Jammes, qui apporte son soutien à l’association, et qui fait état de ses relations très difficiles avec le président du Syndicat de la Berre et du Rieu, Jean-Claude Montlaur, qui refuse toute écoute et qui n’implique même pas la mairie dans les réunions de chantier ; Michel Jammes a bien l’intention de rallier à la cause les 40 maires du Grand Narbonne.  Siegfried Cirès fait part des 5 inondations qu’il a connues sur 56 ans à Sigean et en prédit d’autres avec les infrastructures actuelles. Jeanine Barczus, première adjointe lors du mandat de Claude Poncet, confirme que toutes les solutions alternatives à la digue de l’Espinat existent depuis des années à la mairie. Les autres interventions plus techniques laissent apparaître la nécessité de construire des barrages d’écrêtage de crue sur le parcours de la Berre. La combativité des diverses associations et les milliers de signatures recueillies par la pétition du Collectif de Durban montrent que les sinistrés ont la ferme intention de bannir le mot « inondation » de leur vocabulaire.

 

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                           Le public présent a la réunion ainsi que M. Jammes.

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